rechercher      
 
 

Harmonie des vins et des mets, les choix d'un chef ou d'un sommelier [...

 

>> plus d'accords Mets-vins  

 

Le dernier coup de coeur d'un amoureux du vin : Jacky Rigaux [...]

 

>> Plus de Bu par ... 

 

Vous ne le savez pas mais le 08 décembre est une date anniversaire... [...]

>> Plus de Billets d'humeur

 
« Le vin nous unit » ou Rafales !

Da ! Da ! On parle beaucoup de l'Allemagne en ce moment, je vais donc aller y faire un saut !...


Da ! Da ! On parle beaucoup de l'Allemagne en ce moment, je vais donc aller y faire un saut !


Excusez-moi mais ce matin, les jeux de mots fusent dans mon esprit... Qui l'engueula-t-il ? Aussi mère qu'elle ! Pensez-vous. Ah bon, j'ai confondu avec le russe ?


Peu importe, moi, j'aime bien l'Allemagne et je peux vous assurer qu'il y a de très bons Riesling. C'est comme en Bourgogne, il faut savoir les chercher, ou plutôt les trouver ; comme disait Picasso : « je ne cherche pas, je trouve ! »

 

Mais ça n'est pas du tout mon propos aujourd'hui. Je ne vous referai pas le coup de la lettre ouverte aux candidat(e)s à la présidence de la République. Vous pouvez relire mon 9ème billet d'humeur du 8 mai 2006 (pas n'importe quel jour !), sans modestie, il est toujours d'actualité.

 

Mais peut-être faut-il le compléter un petit peu et je ne vais pas uniquement vous faire une rafale de jeu de mots.

 

J'ai entendu l'autre jour à la radio que les exportations de vins en France représentaient l'équivalent de 52 Rafale (sans « s », je crois). Quand j'entends ça, en me rasant dans la salle de bain le matin, c'est sûr que je vais passer une bonne journée !

 

Il y a très longtemps que je défends les produits français et j'ai même, vous l'avez déjà lu, un petit côté Super Dupont à la Gottlieb (tiens, tiens, drôle de nom pour l'auteur de Super Dupont).

 

Je ne vais pas me laisser aller à l'angélisme, nous avons sans doute besoin des Rafale. Même sans plaisir, ils peuvent être utiles et si j'osais, je dirais même que je ne serais pas opposé à ce qu'ils aillent faire un petit tour en Syrie en ce moment.

 

Excusez-moi, je m'emporte, mais ce que je voulais vous dire c'est que je me sens encore un peu plus fier d'être français avec les exportations de vins.

Et j'aimerais que cette fierté soit partagée au plus haut niveau, pas uniquement en Bourgogne où nous avons eu une belle Saint-Vincent, en particulier à Dijon, ville qui est de moins en moins à l'écart de la route des vins.

 

C'est quand même incroyable que l'un de nos produits phares, absolument indélocalisable soit aussi peu valorisé. Nous en sommes les champions du Monde mais seul le monde le sait et ça ne sera pas éternel si la volonté politique d'aujourd'hui reste tiède voire froide.

 

Notre passé historique restera incontestable. Notre présent me semble un peu faible même si la candidature de nos « climats bourguignons » pour un classement au Patrimoine Mondial de l'Humanité serait en bonne voie. Quant à notre avenir, il n'est pas sûr qu'il soit aussi bien préparé qu'ailleurs.

 

La lutte contre l'alcoolisme a bon dos et je ne vous citerai que deux exemples. Il m'arrive fréquemment de prendre le train et parfois des trains qui vont jusqu'en Suisse ; j'ai toujours été heureusement surpris de voir les suisses boire du vin à l'heure du thé et je n'ai pas l'impression qu'ils soient alcooliques !

 

Dernièrement j'ai regardé une très belle émission de télévision qui s'appelle « Le monde en marche, l'Argentine: l'imagination au pouvoir ». Certes, j'ai eu le plaisir d'y entendre que la moutarde de Dijon était le produit le plus importé du moment (le problème c'est qu'elle est de moins en moins fabriquée à Dijon...). J'y ai aussi vu des publicités faites par des gens aisés qui renonçaient à leurs subventions et qui invitaient ceux qui n'en avaient pas besoin à le faire aussi (alors qu'en France, on ne sait pas quoi inventer pour payer de moins en moins d'impôts sans aucune pédagogie pour expliquer en quoi les impôts peuvent être utiles à la société).

 

Mais ce qui m'a le plus étonné c'est cette campagne publicitaire argentine qui dit « le vin nous unit ». Quant on sait que le producteur de cette émission a été l'auteur d'un rapport sur la prévention et la lutte contre l'alcoolisme, et bien, comme dirait François Morel, moi je dis « chapeau ! ».

 

Alors Mesdames et Messieurs les femmes et les hommes politiques de haut niveau, n'attendez pas que la France subisse la crise économique qu'a connue l'Argentine en 1998, payez des droits d'auteurs à l'Argentine et reprenez en chœur ce slogan « le vin nous unit » !

 

 

Martial Jacquey - Passionné de vin - 29.02.2012

Le Nez de Saint Pierre

 
 
 
 
feuilles