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Authentique !

De l’être le plus souvent possible, c’est ainsi que je vous formulais mes vœux à la fin de mon dernier billet....


Vous connaissez mon goût pour les histoires qui se suivent et les coïncidences heureuses. Il se trouve qu’une amie m’a offert un livre que je ne connaissais pas mais dont je vous recommande la lecture : « La gourmandise. Freud aux fourneaux » de Patrick Avrane (1). Le titre vous indique déjà que c’est une petite merveille pour le gourmand freudien que je suis. Avec humour et humanisme voici les première lignes : « Des péchés capitaux, ces défauts qui font que l’homme se distingue de Dieu, la gourmandise est sans nul doute le plus anodin. Cependant, elle peut être comprise comme le péché qui dévoile les autres ». Voilà déjà une plaisante introduction mais la suite nous livre une remarquable analyse du « Dîner de Babette » de Karen Blixen mis en image par G. Axel et dont je vous parlais la dernière fois.

Une autre coïncidence a voulu que je découvre le livre d’Alice Feiring « La Bataille du vin et de l’amour. Comment j’ai sauvé le monde de la parkerisation » (2)

Voilà un livre enthousiaste d’une américaine qui rêve « d’être l’héroïne qui renverse la tendance, qui ralentit cette production envahissante de vins aseptisés et gonflés aux hormones »

C’est un peu l’esprit de Mondovino mais avec beaucoup plus d’humour et surtout d’autodérision.

Alice Feiring  prône aussi la recherche d’authentiques vins de terroir. J’ai été un peu surpris par son côté pur esprit car sa gourmandise est un peu intellectuelle et elle s’avoue végétarienne ! Quant à sa complice, elle l’a surnomme « maigrichonne ». Tout cela est bon enfant, plaisant à lire et la Bourgogne y occupe sa place avec la Tâche qui met tout le monde d’accord ! Cela m’évoque, en forçant le trait, l’un de mes héros de BD préféré : Super Dupont de Gotlib quand il sauvait la nouille française avec des analyses où l’on trouvait : rien que du bon 98 %, sel 2% et la nouille étrangère était composée de gravats, goudrons et autres joyeusetés empoisoneuses. Un pur plaisir !

 

Moi qui ne suis pas végétarien et qui mange peu de nouille même française, j’ai envie de vous faire part de 2 tables qui m’ont vraiment enchanté dernièrement.

Je ne veux pas renier ce que je vous ai dit la dernière fois sur l’ambiance de la cuisine qui me semble si particulière et unique dans une maison. Je vais vous parler de 2 lieux qui font honneur à la Bourgogne et qui ne manquent ni d’ambiance ni d’authenticité avec des styles très différents.

La première table s’appelle « le coin caché » dans un quartier un peu reculé de Dijon avec un côté bistrot du dimanche à la fois généreux et à la bonne franquette, tenu par deux passionnés qui donnent l’impression d’avoir reçu cette maison comme un cadeau de Noël. Ce cadeau, ils vous le font partager joyeusement dans la plus grande simplicité : terrine de foie gras, coquilles saint jacques, pintade aux morilles (menu du soir et du dimanche à 35 €, il y aussi un menu à 12,90 € le midi en semaine). Authentiquement délicieux !

La deuxième table est d’un style beaucoup plus cossu avec un cadre de grande maison qui mérite largement son macaron et qui réunit parfaitement la chaleur de la pierre et des poutres avec des portes de verre et des tableaux modernes éclatants. La cuisine est dans le même esprit avec beaucoup de classe tout en étant généreuse ; les assiettes sont d’une beauté absolue, les cuissons parfaites et le goût absolument exquis ! Il s’agit du Montrachet à Puligny, qui vous propose un menu le midi d’un niveau rare à 27,50 € ! Cela fait d’autant plus plaisir que l’on ne se ruine pas.

Les Grands Jours de Bourgogne arrivent et je suis heureux de la voir en pleine forme notre chère région !

 

Martial Jacquey - Passionné de vin - 08.03.2010
Le Nez de Saint Pierre

 
 
 
 
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